28 février 2013,
 Off

En 35 ans, on en a vu des hockeyeurs de talent à l’École de hockey de la Capitale !  Certains étaient là pour améliorer leur jeu, d’autres pour marquer leur sport.

Une chose est sûre, tous ressortent grandis de leur expérience. Pour en témoigner, Patrick Roy, l’un des meilleurs gardiens de but de l’histoire, celui qui a joué pour les Canadiens de Montréal, l’Avalanche du Colorado, a remporté 4 coupes Stanley, 3 trophées Conn-Smythe, 3 trophées Vézina, s’est confié à l’équipe EHC Mag.

EHC : De quelle manière as-tu connu l’École de hockey de la Capitale ? Quand l’as-tu  fréquentée ?

PR : Ce sont mes parents qui faisaient tout en leur pouvoir pour nous encadrer, mon frère et moi, dans la pratique de notre sport. Ils ont pensé que l’École de hockey de la Capitale était une bonne école pour nous. J’ai fait l’École quand j’étais Bantam, la pre-mière année je devais avoir 14-15 ans. C’était dans les premières années d’existence de l’École, avec Marc Tardif.

EHC : Quels souvenirs en gardes-tu ?

PR : De pouvoir rencontrer le gardien de but Richard Brodeur des Nordiques et de prendre une photo avec lui, c’est un de mes plus beaux souvenirs. J’ai encore la photo d’ailleurs où on y voit également Michel Ouellet. Quand tu es jeune et que tu ren-contres une idole, tu ne peux pas être insensible à ça. Je n’ai fait que « triper » et être super content d’être là.

EHC : Quels en ont été les avantages pour toi ?

PR : À l’EHC, l’encadrement était super. Ça m’a amené une éthique de travail. Les entraîneurs, moniteurs et professeurs m’ont amené à travailler plus fort et à être discipliné. C’est évident que ça m’a aidé à m’améliorer sur le plan technique. Ça m’a aussi fait réaliser à quel point l’effort fait partie du processus du succès.

EHC : Est-ce important selon toi les écoles de hockey dans le développement d’un joueur ?

PR : Je pense que c’est très important. Person-nellement, j’ai fait des camps de hockey tous les étés à partir de l’âge de 12 ans. Les écoles que j’ai fréquentées comptaient sur de bons entraîneurs de gardiens de but, ce qui m’a permis de mieux me développer. C’est toujours important d’apprendre les bonnes techniques. Plus on est jeune, plus on en tire avantage. Quand on part avec des défauts, c’est plus difficile de les corriger. je pense aussi qu’il faut être minutieux dans son choix d’école. Je suis entièrement en faveur des écoles de hockey.

EHC : Avec le recul, aurais-tu aimé fréquenter l’EHC plus tôt dans ton cheminement ? Aurais-tu passé plus d’années à faire les camps ?

PR : C’est important d’avoir un mélange. Pratiquer c’est bon, mais il faut aussi jouer des matchs. Sous pression, avec la nervosité, on ne réagit pas de la même manière. Toutes les mauvaises habitudes ressortent dans les matchs, ça prend tellement de répétitions et de travail et c’est pendant les entraî-nements qu’on fait ça. Quand tu commences tôt, tu as plus de chances de bien assimiler et de mieux développer tes habiletés, surtout quand tu es gar-dien de but.

EHC : Tes deux fils ont également passé par l’École de hockey de la Capitale. C’était important pour toi ?

PR : Quand on est arrivés au Colorado, le hockey n’était pas aussi développé qu’il l’est aujourd’hui. J’avais vécu de bons moments à l’École de hockey de la Capitale et je me souvenais du bon travail que Michel faisait. Je trouvais que c’était intéressant que mes gars passent par là. Surtout pour l’enca-drement. À Denver, ce n’était pas aussi complet. Quand on a des enfants qui font un sport qu’on connaît, on veut tous s’improviser prof, mais pour moi, c’était important qu’ils reçoivent le meilleur enseignement possible.

EHC : En un mot, l’École de hockey de la Capitale, c’est quoi pour toi ?

PR : Je ne suis pas capable de répondre en un seul mot… Je dirais une expérience extraordinaire. J’ai « tripé », j’ai eu du fun, les enseignants ont été super bons pour moi.

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